association renaissance
des personnes traumatisées crâniennes

Les statistiques

Au Québec, tous les ans...

  • 13 000 nouvelles victimes d'un traumatisme crânien.
  • D'entre elles, 3 600 victimes ne retrouveront jamais leur autonomie, soit 10 personnes par jour.
  • À toutes les 4 heures, un Québécois subit un traumatisme crânien sur les routes du Québec.
  • 45 % des traumatismes crâniens sont causés par des accidents de la route.
  • 3 victimes sur 4 sont des hommes de moins de 35 ans.
  • 29 % des traumatismes crâniens sont causés par des chutes.
  • 10 % des traumatismes crâniens sont causés par un accident de travail.
  • Chez l'enfant, 30% des traumatismes crâniens sont causés en pratiquant un sport ou un loisir.
  • 40 % des traumatisés crâniens sont des cas modérés et graves.
  • Moins de 35 % des traumatisés crâniens retourneront au travail.
  • La dépression touche 40 % des traumatisés crâniens.
  • Le traumatisme crânien est la cause de décès principale chez les Québécois âgés de moins de 35 ans.

Autres statistiques détaillées (lien avec une page PDF à venir)

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Jo Velo

Le traumatisme craniocérébral est encore la première cause de mortalité chez les moins de 35 ans.

Saguenay, lundi 27 juin 2016 – Un autre coup dur dans le domaine de la santé et services sociaux pour la région. Des gestionnaires du CIUSSS parcourent la région pour rencontrer leurs partenaires. Ce qui avait été annoncé comme une consultation, incluant des ateliers, a été réduit en une présentation monotone de fiches descriptives qui constituent le Plan d’action régional en santé publique 2015-2025. Ce nouveau Plan d’action est très spécifique ; les présentateurs, qui sont également les gestionnaires de la santé publique, parlent de « prescriptions du Ministre ». Comme dans les coupes annoncées la semaine dernière, elles ne font que répondre aux demandes du gouvernement. Aucune autre préoccupation locale ne sera analysée, car les grandes lignes directrices du Plan d’action ont été conçues par le bureau du Ministre et tout le monde sait que le Ministre Barrette connaît bien les réalités locales de l’ensemble de la province. Selon l’ancien Plan d’action régional en santé publique, le traumatisme non-intentionnel est la cinquième cause d’hospitalisation dans notre région. Il est également inclus dans la triste liste des causes de décès où notre taux de mortalité régional est supérieur au taux québécois. Les traumatismes non-intentionnels, malgré qu’ils étaient l’un des huit domaines d’intervention en matière de santé publique au courant des dernières années, ont totalement été abolis des priorités en matière de promotion-prévention pour les 10 prochaines années.

motoneige

 

L’absence de prévention… quel en sera le coût ?

Le traumatisme craniocérébral est un fléau, surtout au Québec. Que ce soit dans les sports, sur les routes, dans les loisirs ou lors d’une chute, les conditions sociales et environnementales de notre région nous exposent davantage aux risques. Nous aimons le hockey, le VTT, les sports extrêmes, la sécurité est donc primordiale dans nos choix d’activités.

L’Association canadienne de santé publique affirme que chaque dollar en prévention économise six dollars en soins de santé mais notre CIUSSS ne prévoit aucune action de prévention des traumatismes non-intentionnels pour les 10 prochaines années. Quel en sera le coût ? « Une personne qui subit un traumatisme craniocérébral est prise en charge par notre Réseau de santé. Nous savons tous qu’une journée d’hospitalisation coûte très cher à la société, imaginez 2 à 5 années de réadaptation. De plus, dans les cas plus sévères, nous ajoutons un montant de 3 500$ à 5 000$ par mois pour l’hébergement et ce, pour le reste de leur vie » explique Jonathan Jean-Vézina, directeur général de l’Association Renaissance. « Il y a aussi tous les gens qui décèdent à la suite de leur accident, comme ce jeune de 9 ans de Saint-Félix d’Otis qui a perdu la vie en VTT la semaine dernière et qui ne portait pas de casque. Le traumatisme craniocérébral est encore aujourd’hui la cause principale de décès chez les moins de 35 ans. »

Article Salon Vélo

Des actions mobilisatrices au placard

Dans les dernières années, des actions pour la promotion de la sécurité routière, de la promotion pour le port du casque à vélo et dans les autres sports ainsi que des ateliers sur les saines habitudes de vie et les comportements à privilégier lors d’activités impliquant des véhicules à moteurs ont été réalisés.
« Notre association rencontrait près de 15 000 personnes chaque année ; des jeunes, des adolescents, des parents, des aînés mais également des patrouilleurs, des cyclistes et d’autres sportifs, des entraineurs, des enseignants, des agriculteurs, des travailleurs d’usines… tous des agents multiplicateurs de prévention dans la région. On reçoit encore des appels toutes les semaines pour l’animation de nos ateliers mais ce n’est plus possible pour nous de répondre positivement aux demandes par manque de ressources financières » explique Jonathan Galarneau, éducateur spécialisé.

Rappelons-nous que l’Association Renaissance, qui fût en lice pour un prix d’Excellence pour son projet « Prévention dans les Clubs et Centres de ski », s’est vu couper la majorité de ses subventions pour la prévention des traumatismes non-intentionnels lors de l’application de la Loi 10 modifiant l’organisation du réseau de la santé et des services sociaux.

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